Les garçons américains.

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Suite à mon post de présentation j'ai gagné une dizaine de followers et un DM où on me conseillait de m'enfoncer ma prétention dans l'anus. Merci mais je vous ai pas attendus pour me mettre des trucs dans le cul.




J'ai découvert HEALTH à l'époque de la folie 8-bit, Crystal Castles balançant ses gimmicks euphorisant dans mes oreilles d'adolescent impressionnable avec une constance presque maladive. CC vs HEALTH - Crimewave. C'était un peu la cerise sur le gâteau, le morceau inespéré qui prolongeait le plaisir masturbatoire et sonique dans lequel j'étais empêtré. Du chiptune à gogo, et ce jusqu'à saturation.
Dès lors j'avais pour HEALTH un a priori favorable... mais faux. Je m'imaginais des claviers vintages et sexy balançant des bip-bip intempestifs et jouissifs alors qu'il n'en était rien. De la musique noisy, mais qu'est-ce que j'en avais à foutre ?! Leur second album studio, Get Color, est d'ailleurs tellement braillard que mises à part quelques pistes je le trouve inécoutable, et ce malgré l'évolution de ma sensibilité musicale et mes régulières défonces au Fuck Buttons.

J'étais donc dans un état d'esprit quelque peu particulier à l'entame de Disco 2. Et oh! surprise, le premier morceau USA Boys est tout simplement dément.
Produit par Alan Moulder qui a également bossé avec, entre autres, Jesus and The Mary Chain et Nine Inch Nails, ce titre inédit et non-mixé concentre en un peu plus de 4 minutes chant languissant et boucles saccadées, le tout formant un espèce de maelstrom spacey beaucoup plus accessible car moins bruyant.
La suite est toute aussi cool, du moins au début. Que l'on parle des remix éthéré et éclatant by Gold Panda, du heavy Crystal Castles ou du toujours nébuleux Salem, tous les morceaux s'enchainent sans anicroches dans la première moitiée du disque. C'est bon, dansant parfois, plus sombres le reste du temps, mais une chose est sûre : les variations rythmiques des différents DJs sont aussi appréciables que cette critique est dithyrambique.
Signalons toutefois que, malheureusement, le reste est beaucoup moins intéressant, voire not worth mentioning.

En bref, l'évolution de HEALTH laisse présager de bonnes choses, un peu à la manière d'un Foals jadis surexcité et dorénavant reposé, et cette seconde galette de remix est de très bonne facture malgré certains morceaux qui sont, avouons-le, insipides.

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2 commentaires:

CAUCHEMARDESQUE | 14 juin 2010 à 00:04

Merci pour le USA Boys, pareil je pouvais pas trop écouter HEALTH mais ce morceau est bien sympa.

Metanoia | 29 juin 2010 à 14:39

De mon côté j'ai toujours aimé Health, et cet amour grandit au fur et à mesure de leur évolution. Merci-Merci pour USA Boy !

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